Le mardi dernier, une opération de la Marine française a abouti à l'interception d'un pétrolier suspecté d'appartenir à la fameuse « flotte fantôme » russe. Le navire, connu sous le nom de Deliver, a été arrêté en Méditerranée centrale, près de la Sicile, alors qu'il était en violation du droit maritime, a déclaré Emmanuel Macron.
Le pétrolier, qui affichait un pavillon camerounais, naviguait en provenance de Primorsk, en Russie. Les premières constatations faites par la préfecture maritime laissaient peu de doutes quant à la légitimité de son pavillon. Un rapport a été transmis au procureur de Marseille, compétent en matière maritime, qui a ordonné le détournement du navire pour une vérification approfondie.
L'opération a été menée sous l'égide de l'article 110 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Selon la préfecture, le Deliver est actuellement escorté vers une zone de mouillage où des vérifications supplémentaires seront effectuées.
Des interceptions récurrentes
Ce coup de filet représente la cinquième interception de ce type par la France ces derniers mois, ajoutant au palmarès le Tagor, arraisonné en mai dans l'Atlantique, ainsi que le Deyna et le Grinch, interceptés en Méditerranée en mars et janvier derniers, respectivement. Tous ces événements soulignent la vigilance continue de la France pour contrer les tentatives de contournement des sanctions contre la Russie.
Les représentants du gouvernement n'ont pas révélé les montants exacts des amendes imposées, mais il est rapporté par Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, que certaines pourraient s'élever à plusieurs millions d'euros.
Renforcement des sanctions
En avril 2026, la France a décidé de renforcer les sanctions concernant les infractions au droit maritime, augmentant ainsi le montant des amendes pour les vices de pavillon et le refus d'obtempérer. Catherine Vautrin, ministre des Armées, a affirmé que ces mesures étaient cruciales pour démanteler le financement de l'effort de guerre russe.
Lors d'une interception antérieure, Moscou avait condamné fermement l'opération, la qualifiant de « piraterie internationale », tandis que le Cameroun dénonçait l'utilisation abusive de son pavillon par des pétroliers en infraction. Cette dynamique met en lumière la coopération renforcée entre les nations européennes dans la lutte contre ces pratiques illégales.
En parallèle, des opérations similaires ont eu lieu dans les eaux anglaises, où les forces britanniques ont également intercepté un pétrolier lié à cette flotte fantôme. La coordination entre les différentes marines européennes, incluant la France et le Royaume-Uni, semble s'intensifier pour contrer cette menace maritime.







